mercredi 17 février 2010

Invitation dans une famille wafufulienne,

Journée exeptionnelle passée avec une famille wafufulienne sur une des rares plages de Wafufu. Elle se trouve à l'ouest dans un lieu qui se fait appeller les "marais sanglants". Rien de très heureux et d'attractif dans le nom mais en revanche le cadre est tout simplement encore une fois paradisiaque. Après une bonne vingtaine de minutes au milieu d'une végétation sauvage et de chemins escarpés, pratiquable en 4+4 ou en vélo ou vespa ou à pieds...Oui la plage se mérite à Wafufu. Cela n'a rien à voir avec le club med !
Pour le coup, l'arrivée sur les plages est tout à fait surprenante. Les côtés sauvage et naturel sont préservé,s même si quelques falés ont été installés sur les plages. Mais on en est pas à une urbanisation du littoral ouest de Wallis. Cette facade est inhabitée. Pour la simple et bonne raison, que les Wafufuliens pensent que ce sont des terres endiablées. On y retrouve seulement quelques plantations de tarots, d'ignames ou autres plantations de bananiers...
Les plages de l'ouest sont étroites. Une dizaine de mètres de large qui ne s'étendent pas à perte de vue. Des arbres viennent souvent se coucher de tout leur long sur la plage, comme pour bien signifier que cette plage est sauvage. Donc voilà un cadre tout simplement où la nature s'exprime de manière sauvage...Evidemment, ce n'est pas l'afflut que l'on peut trouver sur les plages du sud-ouest. De toute manière, chaque portion de plage est "privatisée". Elles appartiennent quasiment toutes à une famille wafufulienne. Même si rien n'interdit à l'expat de poser sa serviette pour faire bronzette, il est quand même préférable d'y aller avec une de ses familles ou en tout cas s'assurer que l'on ne dérange pas.



Le Umu, four traditionnel Wallisien :

vendredi 15 janvier 2010

Retour sur les fêtes du 15 août

4 petites vidéos qui montrent le folklore du 15 août. Et de manière générale des fêtes durant la période qui s'étend de juin à août de chaque année.
Sur la première et deuxième vidéo, défile un village de Wallis. Habillés de tenues traditionnelles, les habitants de ce village viennent déposer des offrandes au roi d'Uvéa. Et oui, les privilèges ont été abolis en 1789 en France métropolitaine mais pas à Wallis. Et ce grâce à l'article 3 de la loi n°61-814, accordant le statut de territoire d'outre-mer à Wallis et Futuna. "La République garantit aux populations du territoire des îles Wallis et Futuna le libre exercice de leur religion, ainsi que le respect de leurs croyances et de leurs coutumes en tant qu'elles ne sont pas contraires aux principes généraux du droit et aux dispositions de la présente loi." Il faut notamment entendre par "coutumes", le régime monarchique traditionnel.

Il faut savoir qu'en moyenne, c'est 50 % des revenus d'un wallisien qui part dans la coutume (cochons, ignames, tarots, bouteilles d'alcool...). Ce qui n'est pas rien.

Sur une autre vidéo que je n'ai pas pu télécharger, un chef traditionnel, représentant le pouvoir royal, sélectionne les cochons qu'il prendra. Il fera ensuite une distribution aux différents chefs coutumiers de l'île ou même à des agents présent à la cérémonie et venus représenter l'administration.

Sur la troisième vidéo, l'installation des habitants du village en face du roi avant qu'un représentant du pouvoir royal vienne choisir les cochons.
Sur la quatrième vidéo, des danses traditionnelles, durant laquelle les danseurs se voient déposer sur leur coiffe, ou dans leur tenue, de l'argent...



lundi 11 janvier 2010

Chants de noël : un peu de douceur dans un monde de brutes....



En musique de fond, les chants de la messe du 24 auquel on a assisté à l'église de Mafu-Tapu, au sud de Wallis. Forcément, il était difficile de prendre des photos dans l'église. Je n'ai pu enregistrer que les chants. Mais c'est le principal. Je ne suis pas un grand fan des chants de messe mais là, je trouve qu'ils sont d'une telle beauté. Ils plairont beaucoup à ma mamie...

vendredi 25 décembre 2009

Palmes, masque et tubas

Voilà, les week end passent mais sans jamais se ressembler.

On a fait une petite plongée en palmes, masque et tubas sur le petit îlot, Nukuafo. Avec nos pieds de plus en plus palmés, on s'émerveille à chaque nouvelle plongée. Une plongée ne ressemble jamais à la précédente et à la suivante. Le point commun entre elles, est que l'on se trouve littéralement immergés dans un monde riche en trésors aquatiques. L'habitude et l'assurance, nous permettent de plonger un peu plus loin et un peu plus profond.

C'est toujours la découverte et l'émerveillement, puisque sous l'eau malgré sa clarté, l'on ne voit pas à plus de 5 mètres. Ainsi, c'est la surprise et l'excitation à chaque coup de palmes.

Lors de cette plongée, hormis la découverte de nouvelles espèces de coraux, il y a cette rencontre avec une raie pastenague, caractérisée par ses tâches bleues. Elle devait être apeurée au point de ne plus bouger, puisque l'on a pu s'en approcher à moins de 1 m.






Les quelques photos de la raie pastenague













mercredi 16 décembre 2009

le temps passe vite et ....

malgré le réchauffement climatique, les poissons sont toujours présents dans l'eau chaude du lagon de Wallis...

Cela fait déjà un peu plus de 4 mois que je vis sur wafufu.
La semaine passe vite avec le boulot (8h00 à 17H30). Si le jour se lève tôt, en revanche la nuit tombe vite (18h30). Ce qui laisse peu de temps pour les activités de plein air pendant la semaine. Surtout que l'île ne dispose pas d'éclairage public, du coup on est plongé dans l'obscurité sauf nuit de pleine lune.

Pour le coup, les week end sont bien remplis. Il y a souvent une sortie sur le lagon et donc une petite plongée pour contempler la vie aquatique.
C'est toujours l'émerveillement ! On a forcément l'impression de perturber ces scènes de vie qui se déroulent sous nos yeux.
Tous les poissons vivent tranquillement. C'est en observant de près ces poissons et leur environnement que l'on se rend compte de l'importance qu'ont chaque espèce entre elles.

Alors que les alizés ne souffleront plus jusqu'à mai de l'année prochaine et que les pluies sont de plus en plus fréquentes, la vie reste toujours aussi douce sur wafufu.
La chaleur est en ce moment accablante...
C'est très bizarre, puisque c'est l'époque du papa noël mais je me sens quand même bien loin de toute l'ambiance de cette fête.
Le plus dur sera de se retrouver loin de la famille le soir du 24 et le midi du 25...moi qui n'est jamais manqué ces fêtes de famille de fin d'année.

A Wafufu, j'assisterai probablement à de magnifiques messes pour le 24 au soir. J'essaierais d'enregistrer les mythiques chants wallisiens.

En attendant et pour rester dans l'ambiance quelques photos de la plongée du week end du 5 décembre.







Je me suis également retrouvé nez à nez avec un énorme poisson de 70 cm de long et qui pesait ces 10 bons kilos. Il s'est approché de moi, m'a regardé pendant 5 secondes, l'air de dire "qui es tu ? je ne te connais pas...".
On est resté immobile puis il a tracé son chemin... rencontre magique.

mardi 1 décembre 2009

Kava et danse wallisienne

Vendredi soir, j'ai eu la chance de participer au tawasu organisé par l'association des jeunes wallisiens. Le tawasu est la cérémonie durant laquelle l'on boit le kava, cette boisson du pacifique sud à base de racines d'arbres.
Je ne peux pas dire que cela a bon goût. C'est assez puissant, amer et forcément avec un fort goût de terre. Cela procure essentiellement une sensation de relaxation et surtout, au bout de quelques rasades, cela anesthésie la bouche.



Le tanoa, récipient qui contient le kava




Petite histoire du kava :




Une petite danse wallisienne





dimanche 15 novembre 2009

Wafufu tapa

Un tapa est l'objet d'artisanat local. Il se décline sous plusieurs formes (décoration murale, porte-feuilles, sac à main).

Pour créer un tapa il faut :

- de l'écorce de mûrier. La faire sécher.



- l'applatîr à l'aide d'une sorte de marteau en bois de fer ;



- les feuilles bien applaties, sont ensuite collées entre elles.

- Les encres utilisées sur les tapas, sont à base d'extrait de racine de palétuvier. L e résultat plus ou moins final ressemble à cela :

Dans ce magasin d'artisanat, l'on peut également découvrir divers objets locaux.

Une machette locale



Un tanoa pour faire le kava. Le kava est la boisson du pacifique sud. C'est une boisson à base de racines d'arbre (le kava), d'où son goût de terre.

Une embarcation plus qu'ancienne. Ie, une barque traditionnelle.


Du quartz de futuna


Un petit guerrier en culotte-courte, armé d'un javelot wallisien :


Des petits locaux


En vrac, des bâtons de cérémonie religieuse, un totem...